Par Solange pour texte et photos.

Photo de l'équipe de Bagatelle(s)
De gauche à droite : Laurent Chalumeau, Michel Sardou, Pierre Mondy
Laurent
Chalumeau – Pierre Mondy et la pièce Bagatelle(s)
Laurent
Chalumeau, complice et auteur de sketches d’Antoine de Caunes
et romancier s’est attaqué à l’adaptation de la pièce de Noel
Coward « Present Laughter » à la demande de l’agent
de Michel Sardou, Guy Bonnet.
J’ai
lu la pièce écrite en 1939, je l’ ai trouvée bonne mais très
anglaise. Il fallait la situer aujourd’hui. Changer la langue
précieuse, un peu pédante et drôle qui allait à Sardou comme
des bretelles à un lapin. Trouver les mots qui correspondent
à la voix, donner un ton en accord avec son humour à froid
dévastateur, avec son caractère un peu bougon et volontiers
enthousiaste. La pièce « Present Laughter », abréviation
de « Tel qui rit aujourd’hui demain pleurera » s’appellera
« Bagatelle(s) » avec et sans s. Bagatelle est le
nom d’un personnage omniprésent dans la pièce mais absent
physiquement, le décalque de la grand-mère de Michel qui était
danseuse au Casino de Paris et dont c’était le vrai prénom.
Les de Bagatelle se rapporte à certaines légèretés. J’ai écrit
le texte de Sardou pour un acteur chevronné, avec certaines
scènes de plusieurs pages. « S’il fait un succès, il
aura gagné ses galons de grand comédien. S’il se plante, on
pourra dire qu’on ne lui a pas facilité la tâche ».
J’ai
trouvé Michel très à l’aise dans le comique. A la lecture
complète fin juin Michel a fait se tordre de rire tout le
monde. Depuis un an que Laurent travaille sur l’adaptation,
pas l’ombre d’un désaccord entre l’auteur et son interprète.
« Michel m’a fait quelques suggestions avec une délicatesse,
une discrétion et une pertinence de seigneur. Seule demande :
pas de gros mots. Je l’ai écouté car il a un véritable instinct
du public.
Admiratif
aussi est Pierre Mondy : « Jouer, ce n’est pas une
lubie, mais un vrai désir. Michel est un bosseur qui en veut,
qui sait déjà son texte. Il est intuitif et se connaît bien ».
Argument
de la pièce
Idole
vieillissante, Jean Delecour, un chanteur sur le retour, qui
connaît mille et une difficultés à négocier sa nouvelle vie.
Il est un homme du monde, égocentrique, menteur, lâche
une ordure, de mauvaise foi et qui ne sait pas dire non aux
nombreuses femmes qui croisent sa vie, ce qui le fout
dans la merde, même s'il lui arrive de le regretter. Partagé
entre sa femme et sa maîtresse. Poursuivi sans relâche par
ses admiratrices passionnées, notre héros désespère de trouver
un peu de calme dans le chaos qui l'emporte. « Tout le monde
m'adore », se lamente-t-il, « c'est dégoûtant. »
Le
programme du spectacle
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